La lutherie du violon
 
 Lorsque l'érable devant servir au luthier est abattu en automne, on est encore très loin du moment où les cordes feront vibrer l'instrument.
  En effet, cinq ans au minimum sont indispensables au bon séchage du bois. A partir de là, un long travail de précision débute. De ces gestes qui auront peu évolué depuis l'époque de ces fameux luthiers du 18ème siècle comme Stradivari, de ces techniques qui nécéssitent, on peut l'imaginer, d'excellentes connaissances techniques, naitra l'instrument dont on a espéré le meilleur du son.
 
 Philippe Bodart, luthier à Besançon fait partie de cette petite élite des créateurs de violon. Son art, il a pu le maitriser après de nombreuses années d'apprentissage et de perfectionnement. Six ans de pratique sont nécessaires avant la réalisation du premier instrument. La simple observation d'un violon témoigne de la complexité de l'ouvrage. Pas de ligne droite, pas de surface plane, tout est en courbes. L'aboutissement d'un ensemble de techniques bien différentes.
 Pour procéder au montage des 70 pièces qui composent un violon, il lui faudra maitriser le chantournage à la scie à ruban, l'ébauchage à la gouge, le rabotage, le ratissage, le travail au canif, le vernissage, le collage, et l'assemblage. Les techniques de construction du violon et du violoncelle sont identiques.
C'est ainsi que l'exposition mêle des images des étapes de la construction sur lesquelles apparaissent des pièces de violon ou de violoncelle. Elles sont identiques, seules les tailles diffèrent.