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La grotte de Niaux est un
véritable complexe souterrain, composé
de nombreuses galeries s’étirant sur
plusieurs kilomètres, parfois très
vastes, entrecoupées de passages étroits,
de lacs dont les eaux reflètent les coloris
des marbres splendides des parois. Elle recèle
dans ses divers recoins un magnifique ensemble de
figurations préhistoriques, dont les plus
beaux dessins au trait de tout l’art pariétal
paléolithique. Le Salon Noir se présente
sous la forme d’un vaste hémicycle,
au sol plat argileux mais sec, dont les parois de
calcaire très blanc et lisse, sont couvertes
de dessins aux traits noirs, exécutés
avec une maîtrise rare et datés approximativement
de la période du magdalénien IV, soit
environ du 11ème, 12ème millénaire
avant J-C.
Ainsi, successivement apparaissent aux yeux émerveillés
des visiteurs, bisons, chevaux, cerfs et bouquetins,
variés quant aux dimensions, uniformes pour
le colorant, tous étant peints en noir, manganèse
ou charbon de bois, à l’exception de
quelques signes peints en rouge.
Une des originalités de la grotte consiste
dans le fait qu’elle recèle un grand
nombre d’animaux dont les flancs sont parqués
de signes fléchés. Nous ne pensons
pas que ces signes puissent représenter des
flèches, cet ustensile n’existant pas
encore au magdalénien. Sur une paroi opposée
est représenté un bouquetin transpercé
de plusieurs traits. Nous trouvons-nous en présence
des témoins d’un rite de magie chasseresse
? C’est là une opinion admise par quelques
uns. (Texte R Gailli)
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| Au
moment de la découverte, le Commandant Molard et
ses fils ont repris, pour admirer les dessins, les mêmes
positions que les artistes, se couchant ainsi dans les
niches. Ils ont certainement effacé les traces
laissées au sol par les magdaleniens. On ne peut
leur en tenir rigueur. Pourtant, ils ont participé
à la destruction du contexte archéologique
et modifié les conditions climatiques qui, par
leur stabilité avaient permis à ces dessins
de traverser 14 000 ans dans d'excellentes conditions.
Nous savons aujourd'hui qu'il faut que les paramètres
d'une grotte restent stables pour en assurer la conservation.
(Texte Sesta) |
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