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grotte de Niaux est l'une des plus célèbres
grottes ornées préhistoriques d'Europe.
Elle se situe dans la vallée du Vicdessos,
face à l'habitat magdalénien de la
grotte de La Vache et à proximité
du bassin de Tarascon sur Ariège. Son
vaste porche ( 55 mètres de haut et 50 m
de large ) s'ouvre à 678 mètres d'altitude.
Elle se développe sur plus de 2 kms de galeries
spacieuses intégralement parcourues par les
"courageux explorateurs de l'âge du renne"
ainsi que les dénommait l'Abbé Breuil.
Ils ont parfois franchi des voûtes basses
et des lacs souterrains. Une centaine de représentations
animales et plusieurs centaines de signes ont été
relevés sur les parois. La majorité
de ces oeuvres a été réalisée
dans le "Salon Noir", vaste salle située
à 800 mètres de l'entrée qui
est l'objet de la visite touristique. |
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| La
grotte n'a sans doute jamais cessé d'être
occupée et le porche a attiré les
visiteurs de tout temps. Après les magdaléniens,
les néolitiques ou les hommes de l'Age de
Bronze occupèrent l'entrée. Les incursions
suivantes attestées eurent lieu au début
du XVIIème siècle. La plus ancienne
inscription historique date de 1602. A partir de
cette date la grotte sera constamment fréquentée,
les visiteurs laissant sur les parois des inscriptions
de tous ordres. Certains y commentent de bons souvenirs:
"ici j'ai perdu mon pucelage à l'âge
de 13 ans". D'autres ne laissant que leur signature
comme "Ruben de la Vialle" dans le Salon
Noir en 1660. |
| Les
premières visites organisées eurent
lieu au XIXème siècle pour des milliers
de curistes de la station thermale toute proche
d'Ussat les Bains. Les visiteurs ont dû voir
les peintures du Salon Noir, qu'un guide dénommait
en ce temps "le musée", sans se
douter de leur ancienneté. Un préhistorien
de Tarascon sur Ariège, le Dr Garrigou, écrivit
même sur ses carnets en 1861 "il y a
des dessins sur la paroi mais qu'est ce que cela
peut bien être?". Il faut attendre que
l'art paléolithique soit reconnu pour que
les peintures de Niaux soient authentifiées.
Le mérite en revient an Commandant Molard
qui le 21 septembre 1906, dressant le plan de la
grotte, en compagnie de ses fils, remarqua les dessins
et comprit leur similitude avec les oeuvres préhistoriques
récemment identifiées en Dordogne.
Emile Cartailhac et l'Abbé Breuil en
firent l'étude et donnèrent une première
publication en 1908. |
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En 1925, à 770 m de
l'entrée, Joseph Mandement, profitant d'une
période de sécheresse franchit le
lac vert après avoir cassé une barrière
de concrétions lui permettant d'accéder
à la galerie Cartailhac. Cette désobstruction
permit de découvrir quelques dessins supplémentaires:
trois bouquetins, un auroch, peut être un
bison ainsi que des signes rouges. 24 ans
plus tard, en 1949, un groupe de
spéléologues accompagné d'Henri
de Contenson découvrit une série d'empreintes
humaines dans la galerie profonde. En
1949 puis en 1970, un
prolongement de la galerie Cartailhac fut exploré
et aboutit à la découverte de ce qui
fut appelé le "Réseau Clastres".
Long de plus d'un kilomètre, il n'est accessible
qu'en plongée ou après pompage de
plusieurs lacs. Depuis l'étude de 1970, il
apparaît que les magdaléniens pénétraient
certainement dans ce réseau par une autre
entrée. Depuis 1970
la grotte n'a jamais cessé d'être étudiée
tant sur le plan archéologique que géologique
avec notamment le relevé des oeuvres pariétales
en 1980 et 1981 sous la direction de Jean Clottes
et Denis Vialou et les premières datations
en 1993. |
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